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Espaces verts et arbres le long de la ligne de tram : le choix de la variété
La future ligne de tramway longue de 11,5 km sera agrémentée d’une végétation riche et variée. Aussi, les 1 216 arbres abattus sur l’ensemble du tracé seront remplacés par 1 682 nouvelles plantations et 720 arbres situés sur le tracé seront conservés.
Le choix des nouvelles essences, effectué en étroite collaboration avec le service des espaces verts de la ville Reims, a été arrêté sur la base d’une diversité variétale, d’une adaptabilité au sol, au climat local et au milieu urbain, de l’esthétisme des variétés au niveau de la floraison…Des options qui n’ont pas occulté l’aspect sanitaire. La diversité des essences est aussi un facteur de protection contre la propagation des maladies phyto-sanitaires
Au total, une trentaine de variétés ont été sélectionnées comprenant notamment des arbres fruitiers à fleurs (pommiers, cerisiers, poiriers…) dont la floraison intervient au printemps ou encore des arbres plus classiques comme des tilleuls ou des érables. Les arbres ne seront pas seuls dans le paysage du tramway puisque 66 000 m2 de gazon et de plantes couvre-sol seront plantés le long des voies, en plus des 34 000 m2 de plate-forme engazonnée.

Zoom sur la ligne
Le terminus Neufchâtel qui correspond à une plate-forme multimodale avec un parc relais, des correspondances bus et des accès au tramway est planté d’arbres sur son contour et les accès piétons sont encadrés par des pommiers à fleurs. Le carrefour giratoire est quant à lui traité en zone fleurie. Le terminus du tramway est agrémenté par deux alignements de cerisiers à fleurs au droit du quai.
La rue Adolphe Laberte marque le début de la ligne. Sa linéarité est soulignée par des alignements de tilleuls. Parallèlement à la plate-forme, une bande plantée de graminées et de vivaces sépare les piétons de la piste cyclable.
La rue du Docteur Schweitzer traverse un quartier d’habitat social. Son aménagement est minéral et linéaire ce qui impose une animation végétale. Pour cela, elle est plantée d’essence choisies pour leur floraison, leur port et leur couleur automnale tels que : des arbres de Judée, des poiriers à fleurs et des amélanchiers.
L’identité du boulevard des Belges est fortement liée au mail structurant formé par les marronniers. Les deux alignements côté école Jean Macé sont supprimés et remplacés par un double alignement de tilleuls qui encadre la plate-forme et permet de l’identifier clairement. L’alignement côté habitation est quant à lui complètement reprit et les marronniers sont également remplacés par des tilleuls afin d’homogénéiser les plantations. La plate-forme engazonnée devant l’école est encadrée par deux bandes plantées de graminées.
La Place des Belges est une porte d’entrée dans la ville. L’aménagement se compose d’une trame de massifs plantés de graminées et ponctuellement de pruniers à fleurs.
Le Parc Relais Laon est planté d’essences similaires au Parc Relais Neufchâtel.
Le long de l’avenue de Laon, le front bâti est continu et les hauteurs de bâtiments sont régulières. C’est le végétal qui va rythmer cette séquence avec un alignement de part et d’autre de l’avenue de Zelkova serrata, de la famille des ormes.
Les marronniers remarquables à côté de l’église Saint Thomas et les chênes chevelus sont conservés. Trois Magnolia kobus créent l’animation à droite de l’église et montrent l’accès au jardin derrière celle-ci.
La Place de la République perd son giratoire et le trafic est géré par des îlots classés zones fleuries ou encore plantés de lierre tapissant et structuré par des Zelkova serrata.
Les Hautes Promenades perdent leur deuxième alignement de marronniers le long du boulevard Joffre pour faire passer la plate-forme du tramway. Elle est engazonnée et encadrée par des plantes couvre-sol. Les boulevards Joffre et Roederer se trouvent dotés d’un terre-plein central planté de tilleuls en alignement et de lierre en couvre sol.
Le Square Colbert est conservé dans son intégralité, cependant la réalisation de la trémie de la gare implique le remplacement de certains arbres. L’Araucaria araucana dont la localisation interfère avec les travaux fera l’objet d’une sauvegarde par le biais d’une transplantation le mettant à l’abri des travaux.
Les cinq tilleuls de la Place Jules Lobet sont remplacés par un front de féviers d’Amérique qui ouvre la Place et permet de positionner la Fontaine des Boucheries dans un ensemble cohérent.
La plate-forme engazonnée du cours J. B. Langlet est encadrée par une zone fleurie dont le traitement sobre permet de la confronter au traitement minéral et rectiligne des trottoirs et de la voirie. Sur les trottoirs, une plantation de féviers au feuillage vert et au port élégant contraste avec le bâti et s’accorde avec la plate-forme. D’autres sont plantés au bout du cours pour marquer la perspective et accentuer la gestion différente de l’espace non circulé par les voitures.
La Place Myron Herrick reprend la continuité des plantations du cours J. B. Langlet avec ses féviers en pleine terre.
Le long de la rue de Vesle des plantations en pleine terre d’amelanchiers et de néfliers viennent rompre la linéarité de la rue.
La Place Stalingrad marque la séquence centre-ville. Les tilleuls existants sont remplacés par des féviers d’Amérique et un groupe de savonniers occupe le centre pour créer une animation végétale.
Les marronniers de la Place Colin étant supprimés pour faire place à la station Comédie, un alignement de féviers d’Amérique souligne la station et se confronte à l’arboretum et ses plantations variées. La plantation d’un févier à l’angle de la chaussée Bocquaine et de la rue du Colonel Fabien crée une animation végétale pour contraster avec le bâti du site.
Sur la chaussée Bocquaine les alignements de frênes sont supprimés pour des raisons d’accessibilités pompiers et remplacés par une autre variété de frênes dans un espace de plantation plus grand.
A partir de l’avenue du Général de Gaulle, la plate-forme est engazonnée et longée par un alignement de pruniers à fleurs.
La séquence Croix-Rouge commence au carrefour Franchet d’Esperey. Ce carrefour est la porte d’entrée vers ce quartier et son traitement est dans le prolongement de la trame végétale d’Eisenhower. Les îlots directionnels liés au trafic sont plantés par des frênes d’Amérique pour la trame générale. Les îlots sont traités également en zone fleurie. La devanture de l’école de commerce est un mail de pruniers à fleurs.
Au niveau de l’avenue Général Eisenhower le tramway s’installe entre le terre-plein central planté et le parc Saint John Perse. La plate-forme du tramway est engazonnée afin d’insérer celui-ci dans un écrin végétal. Le long de la zone cyclable et piétonne une haie continue de charmilles est plantée. Son feuillage marcescent et la densité de ses branches permettent aux usagers de circuler en toute sécurité.
De l’université à l’hippodrome des poiriers à fleurs enveloppent la plate-forme engazonnée.
A partir d’Arago, la plate-forme du tramway est végétalisée entre les chaussées. De part et d’autre, on plante des érables sycomores en alignement dans des bandes plantées de couvre-sol telles que du lierre permettant la séparation de la voirie et des circulations piétonnes et conserver un traitement végétal de ces rues. L’aménagement ainsi décrit est continué jusqu’à l’embranchement avec Léon Blum.
Sur l’avenue du Maréchal Juin, on conserve devant l’hôpital l’alignement d’érables existant. Le terre-plein central étroit séparant les doubles voies est planté de bambous en couvre-sol ainsi que de lierre et de géraniums vivaces afin de limiter l’entretien et l’effet trop minéral que l’espace aurait pu avoir.
Le Parc Relais Hôpital comme le Parc Relais Laon est planté d’essences variées telles que pruniers à fleurs, aulnes… pour diversifier la floraison et animer le lieu.
Rue Léon Blum, la plate-forme centrale est engazonnée. Les parkings impactés par les travaux voient leurs limites traitées par des plantations séparatives d’aulnes. Le carrefour giratoire Joliot-Curie est traité en zone fleurie.
Le long de la plate-forme dans la ZAC de Bezannes, est planté un alignement de chênes. Celui-ci permet d’accompagner la ZAC dans son développement et la construction de sa trame verte.
